Le Burkina Faso renforce sa mobilisation contre le paludisme. Les autorités ont lancé, samedi 8 août 2026 à Ouagadougou, les Journées nationales de lutte anti-vectorielle (JNLAV). Cette campagne vise à encourager les populations à participer davantage à la prévention de la maladie et à la lutte contre les moustiques.
Le lancement officiel a été présidé par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombi. À la tête d’une délégation gouvernementale, il s’est rendu dans le quartier Kalgondé, où il a participé à plusieurs opérations de lutte contre les moustiques.
Les équipes ont notamment procédé au curage de caniveaux, à la destruction de gîtes larvaires et à des opérations de pulvérisation. Ces interventions visent à réduire les zones propices à la reproduction des moustiques, principaux vecteurs du paludisme.
Les populations appelées à se mobiliser
Pour Ismaël Sombi, la lutte contre le paludisme ne peut pas reposer sur les seules interventions des pouvoirs publics. Le ministre a appelé les habitants à maintenir leur cadre de vie propre et à détruire les eaux stagnantes ainsi que les autres lieux susceptibles de favoriser la prolifération des moustiques.
Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a lui aussi insisté sur la nécessité d’une mobilisation à l’échelle des ménages. Il a invité les populations à assainir leurs concessions et leurs abords, avec une attention particulière pour les eaux stagnantes dans les maisons et dans les rues.
Le gouvernement prévoit par ailleurs des opérations mensuelles de lutte contre les vecteurs afin de renforcer la destruction des gîtes larvaires sur l’ensemble du territoire.
Une mobilisation multisectorielle
La campagne 2026 porte sur le thème : « Ne soyons plus les complices des moustiques, détruisons les gîtes larvaires ». Les autorités veulent ainsi placer l’assainissement au cœur de la stratégie nationale de prévention du paludisme.
Pour Sidzabda Kompaoré, secrétaire permanent pour l’élimination du Paludisme (SP/Palu), la lutte contre la maladie exige une action coordonnée entre plusieurs secteurs. Il estime que la destruction des gîtes larvaires constitue l’un des moyens de réduire la présence des moustiques à proximité des habitations.
Avec ces Journées nationales, le Burkina Faso entend donc renforcer les efforts de prévention contre le paludisme et responsabiliser davantage les populations. Le gouvernement mise sur des actions régulières dans les quartiers et sur une implication accrue des communautés pour réduire les facteurs favorables à la transmission de la maladie.
