L’état-major général des armées maliennes a annoncé jeudi 13 août la libération de 82 militaires maliens détenus depuis plusieurs mois ou années par des groupes armés. Parmi eux figuraient des soldats retenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Le FLA a confirmé l’information dans un communiqué publié peu après l’annonce des autorités maliennes. Selon l’armée malienne, les militaires libérés avaient été capturés lors de différents affrontements avec les groupes armés dans plusieurs régions du pays. Certains avaient notamment été faits prisonniers le 25 avril 2026, lors des combats autour de Kidal entre les forces maliennes, le FLA et leurs alliés jihadistes du Jnim.
L’état-major présente leur libération comme « l’aboutissement d’un processus engagé dès leur capture par des groupes armés terroristes affiliés à la coalition Jnim/FLA ».
Le porte-parole du FLA, Maouloud El Ramadane, a confirmé la libération des 82 militaires. Il a indiqué que ces derniers, capturés entre 2023 et 2026, avaient été libérés dans un « cadre strictement humanitaire ».
Des négociations entre les deux camps
Les circonstances précises de cette libération restent toutefois peu détaillées publiquement. Selon des sources sécuritaires citées par RFI, l’opération aurait été rendue possible grâce à des négociations et des contreparties entre les deux camps.
Les militaires concernés n’étaient pas tous détenus depuis les combats de Kidal du mois d’avril. Certains se trouvaient aux mains du FLA depuis 2023, après avoir été capturés lors d’attaques contre des positions de l’armée malienne dans le nord du pays.
Le soulagement des familles
La libération des militaires constitue un important soulagement pour leurs proches, dont certains étaient restés pendant plusieurs années sans nouvelles précises de leurs parents.
RFI a notamment recueilli le témoignage du père d’un soldat capturé en 2023 lors d’une attaque du FLA contre une base de l’armée malienne dans le nord du pays. Celui-ci a exprimé sa joie et son enthousiasme après avoir appris la libération de son fils.
Cette libération s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé au Mali, où l’armée fait face à plusieurs groupes armés, notamment le Jnim et le FLA, dans différentes parties du territoire.
