Le bilan de l’incendie survenu jeudi 20 août 2026 dans le quartier Orougnorou, à Banikoara, s’est alourdi. Quatre nouveaux décès ont été enregistrés, portant à cinq le nombre de victimes décédées après le drame.
Selon Orou Osseni, président communal des vendeurs d’essence, plusieurs blessés avaient été évacués vers Parakou pour y recevoir des soins. Les informations relatives aux nouveaux décès sont parvenues progressivement aux responsables locaux.
À Banikoara, l’état des blessés encore pris en charge apparaît plus rassurant pour les victimes qui ne présentent pas de blessures graves. Certaines commencent à reprendre leurs esprits et à communiquer, selon le responsible des vendeurs d’essence.
Des dégâts matériels limités
Sur le plan matériel, les conséquences de l’incendie restent relativement limitées. Une chambre a notamment été touchée. Une quantité importante de marchandises a également été détruite, dont une vingtaine à une trentaine de sacs de maïs ainsi que des bidons d’essence.
Ce nouveau bilan humain remet cependant au premier plan la question des conditions de stockage et de manipulation des substances inflammables dans les quartiers résidentiels.
Les acteurs du secteur appelés à renforcer la prévention
Une rencontre avec le maire de Banikoara a déjà permis d’évoquer les mesures à prendre pour prévenir de nouveaux accidents. Les vendeurs et importateurs d’essence devraient notamment travailler avec les sapeurs-pompiers afin de sensibiliser les acteurs du secteur.
Les échanges porteront notamment sur les bonnes pratiques lors du déchargement, le stockage sécurisé de l’essence et la nécessité d’éloigner les dépôts des zones d’habitation.
Avec cinq morts, le drame d’Orougnorou rappelle ainsi les risques liés à la manipulation et au stockage de produits inflammables à proximité des habitations. Les acteurs locaux veulent désormais renforcer la prévention pour éviter qu’un tel accident ne se reproduise.
