ONU : Donald Trump appelle les membres de la CPI à quitter la Cour pénale internationale

Donald Trump a appelé mardi 22 septembre 2026 les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) à se retirer de l’institution. Le président américain a lancé cet appel lors de son discours devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York, dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et la juridiction internationale.

« Je demande à toutes les nations qui sont membres de la CPI de se retirer officiellement de cette institution immédiatement », a déclaré Donald Trump. Le président américain a également dénoncé une institution qu’il considère comme hostile aux États-Unis.

Ce rejet de l’institution s’explique aussi par un choix ancien, car les États-Unis ne sont pas parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale. Washington conteste depuis plusieurs années la compétence de la CPI à l’égard de ressortissants américains.

Lors de son intervention à l’ONU, Donald Trump a notamment affirmé que les États-Unis ne permettraient pas que leurs militaires soient poursuivis par la juridiction internationale. Il a accusé la CPI de vouloir exercer une compétence sur des personnes qui ne relèvent pas, selon lui, de son autorité.

La CPI compte actuellement 125 États parties. Plusieurs grandes puissances, dont les États-Unis, la Russie, la Chine et Israël, n’en sont pas membres.

Le mandat contre Netanyahou au cœur des tensions

Les relations entre Washington et la CPI se sont particulièrement dégradées depuis la délivrance de mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou. L’administration Trump conteste également les travaux de la Cour concernant les actions de militaires américains en Afghanistan.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a multiplié les critiques contre la juridiction. En juillet, il avait annoncé une campagne visant à isoler la CPI et appelé d’autres pays à prendre leurs distances avec l’institution.

Washington a déjà imposé des sanctions à plusieurs responsables de la Cour. L’administration Trump prépare également de nouvelles mesures visant l’institution dans son ensemble, selon des informations rapportées par Reuters. Ces sanctions pourraient affecter ses opérations financières, ses services informatiques et certaines activités d’enquête.

L’argument américain sur l’absence de compétence de la CPI doit toutefois être nuancé. Même lorsqu’un suspect est ressortissant d’un État qui n’est pas partie au Statut de Rome, la Cour peut exercer sa compétence dans certaines circonstances, notamment lorsque les crimes présumés ont été commis sur le territoire d’un État membre ou lorsqu’une situation lui est renvoyée par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le nouvel appel de Donald Trump marque ainsi une nouvelle étape dans l’opposition de Washington à la Cour pénale internationale. Il intervient alors que l’administration américaine accentue sa pression sur l’institution et cherche à convaincre ses États membres de prendre leurs distances avec elle.

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