En Italie, un employé de banque résidant dans la région de Lecco a remporté 223 173 416,83 euros au SuperEnalotto lors du tirage du 11 septembre 2026. Une victoire obtenue grâce à une simple mise de 5 euros, qui place désormais le gagnant face à un problème inattendu, le partage de son gain avec son épouse.
D’après le journal le Corriere della Sera, le couple, marié en avril 2023 sous le régime de la communauté légale des biens, est séparé dans les faits, mais la procédure de séparation n’a pas été officiellement finalisée. L’épouse, qui réside à Frosinone, entend donc faire valoir ses droits sur une partie du jackpot.
Les avocats de la femme ont engagé des démarches pour réclamer une part de cette somme. Deux options auraient été proposées au gagnant. La première prévoit le versement d’une pension mensuelle de 8 000 euros. La seconde consiste en un paiement unique de 80 millions d’euros.
Pour justifier cette demande, les conseils de l’épouse s’appuient notamment sur la jurisprudence italienne relative aux gains de loterie réalisés pendant le mariage. Selon leur interprétation, ces gains peuvent relever de la communauté des biens, même lorsque le billet a été acheté par un seul des conjoints.
Toutefois, la somme réclamée ne lui est pas automatiquement acquise. L’issue dépendra de la situation juridique du couple et de l’application des règles relatives au régime matrimonial.
Le jackpot toujours pas encaissé
Autre élément de cette affaire, le gagnant n’aurait pas encore réclamé son prix. Il dispose d’un délai de 180 jours à compter du tirage pour effectuer les démarches nécessaires.
D’après le quotidien italien, l’homme dispose également d’un délai pour contester la procédure engagée par les avocats de son épouse. À ce stade, aucune décision judiciaire définitive n’a été annoncée concernant le partage du gain.
La fiscalité italienne doit par ailleurs réduire le montant effectivement perçu. Selon les estimations rapportées après le tirage, le gagnant pourrait conserver environ 178,4 millions d’euros après prélèvements.
Cette affaire rappelle celle d’un autre gagnant du SuperEnalotto, qui avait remporté environ 220 millions d’euros en 2019. Remarié en 2025, cet homme est décédé en juin 2026. Selon la presse italienne, son ancienne épouse réclamerait depuis une pension mensuelle de 5 000 euros à sa veuve.
Deux histoires distinctes qui illustrent les enjeux patrimoniaux susceptibles de surgir autour des gains exceptionnels.
Pour le gagnant de Lombardie, la priorité est désormais juridique. Avant de profiter pleinement de ses 223 millions d’euros, il devra clarifier les conséquences de son mariage et déterminer quelle part de cette fortune pourra légalement lui revenir.
