À Conakry, la fin progressive des sachets d’eau commence à modifier les habitudes de consommation. Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction de la production et de la commercialisation des plastiques et sachets à usage unique, les bouteilles d’eau minérale sont davantage sollicitées. Une hausse de la demande qui se traduit déjà par une augmentation des prix dans plusieurs quartiers de la capitale guinéenne.
La bouteille de 1,5 litre, autrefois vendue autour de 5 000 francs guinéens, coûte désormais entre 6 000 et 7 000 francs dans plusieurs points de vente. Une évolution qui préoccupe les consommateurs, notamment ceux qui prennent régulièrement leurs repas à l’extérieur.
Avec le retrait des sachets d’eau, les travailleurs et les usagers de la voie publique se tournent davantage vers les bouteilles. Pour certains consommateurs, cette nouvelle dépense pèse directement sur le budget quotidien. Et pour cause, le coût cumulé du repas et de la bouteille devient difficile à supporter. Les petites bouteilles peuvent coûter environ 3 000 francs guinéens, tandis que les grands formats atteignent parfois 7 000 francs.
Le gouvernement appelle au maintien des prix
Face aux premières tensions observées sur le marché, le ministère du Commerce a appelé les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants d’eau minérale à maintenir les prix pratiqués avant l’entrée en vigueur de l’interdiction.
Le département dirigé par Aboubacar Kourouma assure que des dispositions sont prises pour accompagner la diversification de l’offre, notamment avec des formats de bouteilles adaptés aux besoins des consommateurs. Il annonce également la promotion de la commercialisation d’eau conditionnée dans des sachets biodégradables.
Le ministère prévient enfin que les services de contrôle vont renforcer la surveillance du marché afin de veiller au respect des prix et des nouvelles mesures.
À Conakry, la transition vers des alternatives aux sachets d’eau soulève une question centrale. Comment réduire durablement la pollution plastique sans rendre l’accès à l’eau potable plus coûteux pour les ménages ?
