La rentrée scolaire n’aura finalement pas lieu cette semaine au Sénégal. Prévue ce mercredi 7 octobre, elle a été reportée de cinq jours par les autorités, qui ont fixé la reprise des cours au lundi 12 octobre. Une décision exceptionnelle, prise dans un contexte marqué par de fortes inondations après les pluies diluviennes du week-end.
Le ministère de l’Éducation nationale invoque un « impératif de sécurité et de protection » des élèves. Les autorités redoutent également de nouvelles précipitations annoncées dans les prochains jours. À cela s’ajoute un souci d’« équité territoriale » car, un nombre important d’établissements scolaires ne sont pas encore en mesure d’accueillir les élèves dans de bonnes conditions.
Et pour cause, les pluies particulièrement intenses enregistrées dimanche ont aggravé une situation déjà préoccupante dans plusieurs régions du pays. À Dakar, près de 140 millimètres de pluie sont tombés en 24 heures dans certains quartiers, accentuant les difficultés liées aux inondations qui affectent régulièrement la capitale pendant l’hivernage.
Selon la brigade nationale des sapeurs-pompiers, 241 établissements scolaires sont actuellement touchés par les eaux à l’échelle nationale. Près de la moitié se trouvent dans la région de Dakar et sa banlieue. Les académies de Dakar, Pikine-Guédiawaye et Rufisque concentrent à elles seules 114 établissements concernés.
Les opérations de pompage et de nettoyage se poursuivent dans plusieurs écoles. Vendredi, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, assurait que 240 établissements avaient déjà été asséchés. Mais des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent encore plusieurs écoles envahies par les eaux et la végétation.
Le report de cinq jours ne convainc pas totalement les organisations syndicales d’enseignants. Plusieurs d’entre elles estiment que ce délai risque d’être insuffisant pour remettre en état l’ensemble des établissements touchés.
Le défi dépasse désormais la seule question de la rentrée. Il met en lumière la vulnérabilité persistante des infrastructures scolaires face aux épisodes pluvieux intenses et aux inondations récurrentes.
La reprise des cours est donc désormais fixée au 12 octobre, sous réserve de l’évolution des conditions météorologiques et de la capacité des établissements à retrouver des conditions d’accueil satisfaisantes.
