Un élève comparaît devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour des faits présumés de harcèlement par voie électronique et d’escroquerie en ligne. Au cœur du dossier, la diffusion sur TikTok de photographies de son enseignante accompagnées de propos jugés diffamatoires.
L’affaire a été examinée le jeudi 9 juillet 2026 par la juridiction spécialisée.
Selon les éléments présentés à l’audience, le jeune homme est poursuivi pour deux infractions distinctes. La première concerne la publication de contenus visant son enseignante sur les réseaux sociaux, tandis que la seconde porte sur une affaire présumée d’escroquerie commise via internet.
Face aux questions de la Cour, le prévenu n’a fourni aucune explication sur les motivations de ses publications.
Le président de la formation de jugement a notamment cherché à savoir si les faits étaient liés à un différend personnel ou à une tentative de rapprochement avec son enseignante qui aurait échoué. L’élève n’a pas répondu.
Les magistrats l’ont également interrogé sur l’utilisation des sommes d’argent obtenues dans le cadre de l’escroquerie présumée. Ils ont notamment évoqué l’hypothèse d’un projet de mariage impliquant la victime. Là encore, le prévenu a gardé le silence.
L’enseignante sera entendue en août
Afin de compléter les débats, la CRIET a renvoyé le dossier au 27 août 2026.
À cette date, l’enseignante concernée par les publications est attendue devant la juridiction. Son témoignage devrait permettre d’éclairer les circonstances des faits et d’apporter des précisions sur les accusations de harcèlement électronique et d’escroquerie retenues contre l’élève.
La Cour poursuivra ensuite l’examen du dossier avant de rendre sa décision.
