Le cinéaste roumain Cristian Mungiu a remporté, samedi, la Palme d’or du Festival de Cannes 2026 pour son film Fjord, un drame inspiré de faits réels qui interroge les contradictions des sociétés occidentales face à la tolérance et à l’exclusion.
Avec cette distinction, le réalisateur signe un retour triomphal sur la Croisette et entre dans le cercle très fermé des cinéastes doublement récompensés par la plus haute distinction du festival. Il succède ainsi à Jafar Panahi, lauréat de l’édition précédente avec Un simple accident, et décroche sa deuxième Palme d’or après celle obtenue en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours.
Très ému lors de son discours de réception, Cristian Mungiu a livré un message engagé sur l’état du monde actuel. « L’état du monde aujourd’hui n’est pas bon. Je ne suis pas fier de ce qu’on laisse à nos enfants. C’était à nous de faire le changement. Ce film est un engagement contre toute forme d’intégrisme », a-t-il déclaré devant le public cannois.
Dans Fjord, le réalisateur choisit la Norvège comme décor pour raconter une histoire inspirée de faits réels. À travers ce récit, il explore les paradoxes d’une société qui revendique l’ouverture, la diversité et la tolérance, mais qui peut aussi marginaliser brutalement ceux qui s’écartent des normes établies.
Réputé pour son regard incisif sur les fractures sociales et politiques, Cristian Mungiu confirme, avec cette nouvelle consécration, sa place parmi les grandes figures du cinéma mondial. L’œuvre de cet auteur, où se lit une réflexion aiguë sur les contradictions morales et la nature humaine, séduit toujours autant la critique dans le monde entier.
En remportant cette deuxième Palme d’or, le réalisateur roumain rejoint un cercle prestigieux composé notamment de Francis Ford Coppola, Ken Loach et Michael Haneke, renforçant encore davantage son statut de référence du cinéma d’auteur contemporain.
