Le Conseil constitutionnel sénégalais a rejeté le recours introduit par l’opposition contre le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. L’institution a estimé qu’elle n’était pas compétente pour examiner cette requête.
Cette décision consolide la position de l’ancien Premier ministre, que le président Bassirou Diomaye Faye avait limogé de ses fonctions exécutives à la fin du mois de mai. Dans la foulée, Ousmane Sonko a retrouvé son siège de député avant d’être porté à la présidence de l’Assemblée nationale.
Ce nouveau développement judiciaire renforce davantage son influence au sommet de l’institution parlementaire. Sonko occupe désormais une position stratégique dans l’équilibre des pouvoirs au Sénégal.
Son retour rapide sur la scène législative constitue une étape importante dans son parcours politique, alors que ses relations avec le chef de l’État connaissent une évolution notable.
Longtemps considérés comme des alliés politiques, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko affichent aujourd’hui des divergences de plus en plus visibles. Les désaccords portent notamment sur les orientations économiques et la gestion des finances publiques.
Cette situation ouvre une nouvelle phase politique au Sénégal. Elle se caractérise par une recomposition progressive des équilibres au sein de l’exécutif et du législatif.
