À N’Djamena, l’histoire de Gaston révèle les conséquences que peuvent avoir les jeux de hasard sur la vie familiale. En couple depuis six ans avec Mirabelle, le trentenaire n’a toujours pas versé la dot de sa compagne et espère réunir l’argent grâce à un gain au Pari mutuel urbain (PMU).
Installé avec Mirabelle dans le quartier Chagoua, dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale tchadienne, le couple a déjà trois enfants. Malgré cette vie commune, les formalités coutumières liées au mariage n’ont toujours pas été accomplies, au grand regret des parents de la jeune femme.
À plusieurs reprises, la famille de Mirabelle a réclamé le versement de la dot. Selon les proches, Gaston répondait systématiquement qu’une solution était en préparation et qu’il s’acquitterait bientôt de son engagement.
D’après les informations rapportées, le jeune homme mise en réalité sur un éventuel jackpot au PMU pour réunir la somme nécessaire. Une stratégie qui a fini par parvenir aux oreilles de sa belle-famille.
Excédé par cette situation, le père de Mirabelle a convoqué son futur gendre devant le chef du quartier. À l’issue de cette rencontre, un délai de deux mois lui aurait été accordé pour régler la dot.
Depuis cet épisode, les tensions se sont accentuées au sein du couple. Gaston serait devenu plus distant et plus agressif envers sa compagne. Il soupçonne également un ami proche d’avoir révélé son projet à sa belle-famille, mettant ainsi un terme à leur relation d’amitié.
Au-delà de ce cas particulier, cette affaire met en lumière l’engouement grandissant pour les jeux de hasard à N’Djamena. Attirés par l’espoir d’un gain rapide, de nombreux jeunes, retraités, demandeurs d’emploi et même des femmes tentent régulièrement leur chance. Si certains y voient une opportunité de changer leur quotidien, ces pratiques peuvent aussi être à l’origine de difficultés financières et de tensions au sein des familles.
