Le Bénin se prépare à écrire une nouvelle page de son histoire pétrolière. Dès le mois d’octobre 2026, le pays devrait commercialiser sa première cargaison de pétrole brut sur le marché international. Environ 250 000 barils sont annoncés pour cette première vente, issue du redéveloppement du champ offshore de Sèmè, dans le sud-est du pays.
L’opération est portée par Akrake Petroleum Benin, filiale du groupe singapourien Rex International Holding et opérateur du Bloc 1, qui abrite le gisement de Sèmè.
Pour ses débuts, la production devrait rester relativement modeste. Elle est annoncée autour de 3 000 barils par jour, avec une perspective de progression vers 5 000, voire 6 000 barils quotidiens selon les prévisions de l’opérateur.
L’entrée du Bénin dans le cercle des pays producteurs de pétrole est l’aboutissement de plusieurs décennies de recherches et d’exploration. Selon un document publié par la Banque mondiale en mars 1984, la compagnie américaine Union Oil Company of California avait identifié dès 1968 un gisement offshore au large de Sèmè.
Cette découverte avait marqué le début de nouvelles investigations géologiques dans les eaux béninoises. Au fil des années, plusieurs études et campagnes d’exploration ont été menées avec la participation de différentes entreprises et structures spécialisées. Des accords ont également été conclus et les recherches ont progressivement bénéficié de nouvelles technologies.
Le redéveloppement du champ de Sèmè
Le projet a connu une nouvelle impulsion en août 2025 avec l’entrée en phase opérationnelle d’Akrake Petroleum. L’opérateur a alors engagé le déploiement d’importants équipements sur le Bloc 1 afin de relancer l’exploitation du champ.
Quelques mois plus tard, l’entreprise a annoncé le succès du forage d’un puits horizontal. Celui-ci s’étend sur 1 405 mètres, dont environ 950 mètres traversent une formation pétrolifère sans présence d’eau. Ces résultats ont été présentés comme révélateurs du potentiel du réservoir.
Le rapport opérationnel publié par l’entreprise évoquait initialement une capacité de production pouvant atteindre 15 000 barils par jour. Les premières opérations devraient toutefois démarrer sur une base beaucoup plus réduite, autour de 3 000 barils quotidiens.
Avec cette première cargaison attendue sur le marché international, le Bénin s’apprête ainsi à concrétiser plusieurs décennies de recherches pétrolières. Une nouvelle page s’ouvre pour le pays, désormais appelé à faire ses premiers pas dans l’industrie mondiale du pétrole brut.
