La violence liée aux cartels continue de frapper les responsables locaux au Mexique. Joel Bravo, maire de la commune de San Miguel Amatitlán, dans l’État d’Oaxaca, a été tué par balles samedi 13 juin 2026, ont annoncé les autorités mexicaines.
Selon le parquet de l’État d’Oaxaca, l’élu a été victime d’une attaque armée dont les circonstances exactes restent encore à déterminer. Une enquête a immédiatement été ouverte afin d’identifier les auteurs de ce meurtre qui a provoqué une vive émotion dans la région.
Le gouverneur d’Oaxaca, Salomón Jara Cruz, a fermement condamné le meurtre, dénoncé un acte « lâche » et exprimé sa solidarité avec les proches du défunt et les habitants de San Miguel Amatitlán.
Située dans une zone stratégique du sud du pays, cette commune est confrontée à l’influence croissante des organisations criminelles. L’État d’Oaxaca constitue en effet un territoire convoité par plusieurs groupes impliqués dans le trafic de drogue, notamment le Cartel Jalisco Nueva Generación et le Cartel de Sinaloa, qui cherchent à contrôler les routes du narcotrafic.
À la suite de l’attaque, les autorités ont renforcé le dispositif sécuritaire dans la région. Des forces de police supplémentaires et des unités fédérales ont été déployées pour tenter de retrouver les assaillants et prévenir de nouveaux actes de violence.
Ce tragique événement met en évidence la persistance d’une vulnérabilité systémique des édiles mexicains. Depuis l’intensification du conflit contre les cartels en 2006, le pays a enregistré près d’une centaine d’assassinats de maires. La mort plus récente de Carlos Manzo avait déjà réactivé les préoccupations relatives à la protection des responsables politiques, désormais sous la pression croissante des organisations criminelles.
