La vice-présidence tanzanienne s’apprête à changer de titulaire. Emmanuel John Nchimbi quittera officiellement ses fonctions le 4 septembre 2026, après avoir présenté sa démission à la présidente Samia Suluhu Hassan.
L’annonce, faite mardi 25 août, marque également le retrait de Nchimbi de la fonction publique et de la vie politique active. Dans sa lettre, le vice-président explique respecter un engagement pris avant son entrée en fonction qui est de partir si la cheffe de l’État décidait de choisir un autre adjoint.
Nchimbi dit désormais être convaincu que Samia Suluhu Hassan souhaite procéder à ce changement. Aucun différend précis entre les deux responsables n’est toutefois mentionné dans le document rendu public.
Emmanuel Nchimbi avait été nommé vice-président le 3 novembre 2025, après avoir fait équipe avec Samia Suluhu Hassan lors de l’élection présidentielle de la même année. Son départ intervient donc moins d’un an après son arrivée au deuxième échelon de l’exécutif.
L’annonce éclate en pleine période d’incertitudes politiques, où les rapports entre les plus hauts dirigeants sont entourés d’un épais mystère. MwanaHALISI, un journal récemment suspendu, avait notamment fait état de tensions entre la présidente et son adjoint. Rien ne permet toutefois d’établir un lien direct entre cette controverse et la démission de Nchimbi.
La présidence a accepté sa demande, ce qui ouvre la voie à une vacance du poste à compter du 4 septembre.
Samia Suluhu Hassan face au choix du successeur
La Constitution prévoit que la présidente désigne un nouveau vice-président dans les quatorze jours suivant la vacance. Le candidat devra ensuite obtenir l’approbation du Parlement à la majorité avant de prêter serment.
Le choix de Samia Suluhu Hassan sera donc scruté de près. Au-delà du remplacement de Nchimbi, le futur vice-président pourrait donner une indication sur les équilibres politiques que la présidente entend installer au sein de son exécutif.
D’ici au 4 septembre, Emmanuel Nchimbi reste en fonction. Après cette date, son départ ouvrira une nouvelle séquence politique à Dodoma.
